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Biographie expresse


Je nais à Paris l’hiver 1954. Il fait froid. Très vite, je suis propre et je commence une belle carrière d’élève sérieux et travailleur. Mais, rencontrant l’adolescence peu après mai 68, je rentre finalement en première année d’artiste autodidacte en réussissant brillamment l’absence de concours pour cette formation (que je poursuis toujours 35 ans plus tard), et je me mets à produire des textes, des bandes dessinées, des illustrations, des petits journaux.

Dès 1970, associé avec mon frère Pierre Desvaux, Gérard Veillet et Alain Plouvier, nous éditons pendant cinq ans un fanzine, « Apiniou », puis nous fondons solennellement en 1974 à La Boissière (Ayen, Corrèze) la « Compagnie Chpeuneuneu », comme son nom l’indique.


Après une dizaine d’année de cette vie communautaire chpeuneuneu jalonnée d’œuvres d’art injustement oubliées mais pas toujours, je reviens sur Paris en 1985 où j’organise sans le savoir avec 18 ans d’avance mon futur divorce en 2003.

 

Mais je ne fais pas que ça : je peins, j’expose, j’écris, je publie, j’enseigne, étant de plus et la plupart du temps mon propre marchand, secrétaire, manutentionnaire, etc., tout ça pour le même prix.

En 1988 naît Charles, mon fils. Puis en 1991, Ulysse, mon fils également. Non seulement ils naissent, mais ils deviennent très vite majeurs, voire plus. Je découvre que c’est encore plus difficile d’être père que d’être artiste, mais tout aussi intéressant. Dans un cas comme dans l’autre, je ne sais pas où je vais, mais j’acquière de l’expérience, ce qui me permet de ne jamais refaire les erreurs de la même manière.

L’artiste que je m’efforce d’être rencontre régulièrement Marcel Duchamp dans des bibliothèques et des musées. Un jour que je suis en train de contempler un urinoir dans les toilettes du Centre Pompidou, il m’apparaît en songe et me confie la mission de dépasser le ready-made en mettant au point le do-it-yourself. Avec sa bénédiction, je décide de transmettre les secrets de l’art contemporain dans des cours et des stages que j’organise moi-même. Le contenu de cet enseignement, textes, images et improvisations avec mes élèves, est de pure fantaisie mais semble intéresser suffisamment de monde pour valoir le déplacement.
Je publie en 1993 le livre " Peindre en liberté " (Dessain & Tolra éditeurs), et à partir de 1995, je collabore au bimestriel Artistes

J’écris aussi régulièrement et je compose des ouvrages confidentiels que j’édite à la boutique de photocopie voisine :
Peindre en liberté n°2, Le Petit Dictionnaire Qui N’a Pas Peur Des Gros, Citations etc., Manuel de survie pour l’Artiste, L’Encyclopédia Veeska, Exercices spirituels… D’autres bouquins sont en projet, et envisagent de rester à l’état de projet pour préserver la forêt amazonienne de tout risque de best-seller. Pour compenser, je distribue gratuitement quelques textes par mail, textes sur la Toile entre deux peintures sur toile.

En novembre 2002, j’ouvre ce site internet. Là, j’expose non seulement mes peintures et celles de mes élèves, mais aussi des idées de peintures, des textes, des photos, des mélanges peinture et photo, des informations, tout un fourbi qui tend à devenir un musée imaginaire, " la Fondation Veeska, " glorieuse entreprise artistique de peintre, auteur, artiste multimédia adepte aussi de la marche à pied et de l’amour courtois mais pas que.


Avec tout ça, nous voici déjà dans la deuxième décennie du deuxième millénaire, et pas plus que tout à l’heure je ne sais de quoi demain sera fait. Mais si vous non plus, on pourra peut-être s’y retrouver ?

À voir aussi :
Pierre Desvaux : http://pierredesvaux.free.fr/
Alain Plouvier : http://www.alainplouvier.com
Gérard Veillet : www.laboissiere.com



— Février 2009—   Retour au sommaire